Prenez le temps de lire cette super analyse que je partage sans condition

Started by Private User on Wednesday, December 21, 2011

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12/21/2011 at 7:08 AM

JUIFS DE TOUS LES PAYS, UNISSEZ-VOUS ! (1/2)

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mardi 20 décembre 2011, par Juifs, par Israël, par Palestiniens

« Ce qui m’effraie ce n’est pas l’oppression des méchants, c’est l’indifférence des bons. » Martin Luther King

Il est un constat – aussi déplaisant soit-il- qui s’impose à nous jour après jour : les Arabes ont gagné, ils ont gagné la guerre médiatique et les retombées sont non-négligeables. En gagnant la guerre médiatique, ils ont

falsifié l’histoire du peuple juif ;
gagné la sympathie des medias et des peuples et, partant, celle de leurs dirigeants ;
multiplié les victoires diplomatiques, la dernière en date étant leur admission à l’UNESCO qui leur permettra, entre autres, de poursuivre leur érosion de l’histoire juive ;
obtenu que leur soit versée une aide financière ;
tout mis en œuvre pour imposer leurs valeurs et bientôt leurs lois.

Nous ne déplorerions pas cette situation si ces gains ne s’accompagnaient pas de pertes considérables pour Israël :

on assiste à véritable lynchage d’Israël par les medias, un lynchage qui existe bel et bien. Voici d’ailleurs ce qu’en dit Marianne- un journal très critique d’Israël - dans un article daté du 1er juin 2010 intitulé « Contre la diabolisation d’Israël » :

« Aucun Etat n’est traité par les médias mondiaux comme l’est l’État d’Israël. Le plus ridicule est de lire çà et là que la presse et les médias seraient à la solde d’Israël et contrôlés par les Juifs. Si cela devait être le cas, autant dire qu’ils seraient particulièrement mal payés de retour ».

l’image positive d’Israël qui prédominait autrefois est remplacée par une image qui diabolise ce petit État ;
le terme « sioniste » s’est chargé d’une connotation négative. Être sioniste apparaît comme une position démodée, rétrograde, à l’inverse de l’ « antisionisme » qui est synonyme d’humanisme. Il s’en est donc suivi une renaissance de l’antisémitisme.
Et surtout, ce qu’il faut déplorer par-dessus tout, c’est la remise en question de l’histoire du peuple juif et de la légitimité de l’État d’Israël.

Devant cet état de fait, je me dis qu’Israël se doit de réagir. Pas seulement l’État d’Israël, mais tous les Juifs, aussi bien les Israéliens que ceux de la Diaspora. Pouvons-nous tolérer encore longtemps qu’Israël soit délégitimé, que Tsahal, dont le Code d’éthique n’a pas son pareil dans le monde, passe pour une armée de soldats sanguinaires et qu’on traite les Israéliens de voleurs, d’oppresseurs, de colons, etc. ?

Choisir de se taire, c’est faire le choix du désengagement. Que nous ne puissions nous engager dans tous les conflits qui déchirent le monde, cela va de soi. En revanche, il en est qui exige de nous que nous exercions notre liberté en nous engageant, c’est le conflit israélo-palestinien car ce conflit, quoi qu’on en dise, ne se limite pas au Moyen-Orient, et les acteurs n’en sont pas seulement les Israéliens et les Palestiniens.

La politique « le chien aboie, la caravane passe » n’est plus de mise, n’en déplaise à ceux qui prônent encore l’indifférence ou la résignation, donc la pire des attitudes. On ne peut pas ignorer ce qui s’écrit et ce qui se dit à propos d’Israël : c’est parce que nous avions choisi l’indifférence qu’Israël est aujourd’hui diabolisée et délégitimée.

Notre destin est lié à Israël, quoi que nous fassions, même si nous nous revendiquons comme juif athée. Car quoi qu’en disent tous les détracteurs d’Israël, judaïsme et sionisme sont inextricablement liés.

Par conséquent, nous devons nous « indigner » nous aussi, et ce d’autant plus que les motifs d’indignation ne manquent pas.

Nous devons nous indigner

1. face au parti pris des medias contre Israël, aux calomnies incessantes qu’ils déversent quotidiennement. Rappelons que l’AFP a plus d’envoyés en Israël que sur l’ensemble du continent africain. Quand on connaît la position de l’AFP vis-à-vis d’Israël, n’y a-t-il pas là une preuve de son acharnement contre le peuple juif ? On trouve systématiquement des justifications, des prétextes au terrorisme palestinien, et on lance des appels au meurtre contre les Juifs en présentant les Palestiniens comme les victimes innocentes de la barbarie israélienne. Et nous devrions nous taire ! Nous taire, c’est acquiescer, c’est condamner Israël, c’est donner raison aux antisémites, c’est contribuer nous-mêmes à exacerber le sentiment antisémite.

2. devant les mensonges que les Palestiniens font « gober » aux populations et aux medias.

3. devant les réactions des populations (actes d’antisémitisme, appel au boycott, manifestations anti-israéliennes, etc.), et devant celles de leurs gouvernements.

Il faut tout mettre en œuvre pour revenir à ce temps où l’Occident n’avait qu’admiration et respect pour l’État d’Israël, il faut aider Israël à reconquérir l’opinion internationale.

Pour y arriver, il faut se demander comment les Palestiniens ont réussi à obtenir des medias qu’ils se plient à leur desiderata. Par le mensonge, ce n’est un secret pour personne. Alors, à nous de rétablir les faits, de combattre pour que triomphe la vérité. Ne comptons pas sur les autres pour le faire, gardons à l’esprit ce que disait Hillel : « Si je ne suis pour moi, qui le sera ? Mais quand je suis pour moi, que suis-je ? Et si ce n’est maintenant, quand le ferais je ? »

Mais avant de nous lancer dans ce combat pour que triomphe la vérité, avant d’adresser au monde extérieur notre message, nous devons nous souvenir que pour être aimé des autres, il faut commencer par s’aimer soi-même. Comme chez nous, hélas, nombreux sont les Juifs qui contribuent à donner une image dégradante d’Israël, le travail à faire doit donc commencer à l’intérieur même du pays. Quand bien même certains travailleraient à forcer le respect pour cet État, d’autres - qui ont hélas les faveurs des medias- élèvent leurs voix pour l’anéantir.

Faute de pouvoir obtenir d’eux qu’ils défendent des vérités qu’ils connaissent certes, mais qu’ils rejettent, à commencer par l’histoire de l’État d’Israël, il faut donc soit les obliger à se taire – ce qui est impossible dans une démocratie, mais c’est ce à quoi va se résigner le gouvernement israélien- soit mener des campagnes contre eux en faisant en sorte que nos voix étouffent les leurs.

ÉTAT JUIF ?

Qui eût cru que tout juste 3 ans après la Deuxième Guerre mondiale, on proclamerait la naissance de l’État juif ? Et qui eût dit qu’un jour se poserait de façon aiguë l’identité de l’État d’Israël et que chacun irait de ses suggestions, les non-Juifs cherchant par tous les moyens une appellation qui soit neutre, qui ne fasse pas référence à l’identité juive de l’État d’Israël, en tout cas à la religion juive ?

Certainement pas les premiers sionistes pour qui l’identité de l’État d’Israël était évidente et ne pouvait poser problème : Israël = État juif. Théodore Herzl avait écrit un ouvrage qui avait été traduit en anglais sous le titre « The Jewish State » donc « L’État juif », alors que certains l’ont traduit en français par « L’État des Juifs ». Herzl, comme les Pères fondateurs, voulaient d’un État dont l’identité serait juive.

Il faut, par conséquent, qu’Israël soit reconnu non pas comme un « État pour les Juifs », mais bien comme l’ « État Juif ». Aucun compromis !

Ce sont les élites intellectuelles israéliennes qui veulent falsifier l’Histoire et laisser entendre que l’État d’Israël ne s’est pas bâti sur sa propre terre. Avec eux, ô comme nous sommes loin des discours des Pères fondateurs d’Israël !

Le discours sioniste

Qu’est-il devenu ce discours, celui de David Ben Gourion, de Golda Meir ? Il faut le ressusciter, le reconstruire et insister sur les vraies valeurs du judaïsme. Sinon les post-sionistes (les self-hating jews) le feront disparaître, sinon il en sera fini de l’État juif.

Être juif, c’est être sioniste, c’est-à-dire pour une souveraineté sur sa terre, et ce pour que le Juif ne soit plus tributaire des politiques du pays où il vit, pour qu’il ne soit plus victime de pogroms et autres malheurs, pour qu’il ne soit plus le bouc émissaire des nations. Il n’y a rien de déshonorant à être sioniste, bien au contraire.

Certains vous diront que le sionisme implique le renoncement aux valeurs universalistes – ce qui est totalement erroné- disons plutôt, pour plagier Sartre, que « le sionisme est un humanisme ». Et quand bien même ce serait le cas- je réponds : « Eh, bien, soit ! Je préfère renoncer aux valeurs universalistes plutôt que de devoir renoncer à Israël ! »

Il faut affirmer la vraie définition du sionisme, lutter contre les connotations péjoratives dont on veut charger ce mot. Et pour redonner au sionisme son vrai sens, il faudrait en priorité revoir les programmes d’histoire, redonner aux Juifs le sentiment de leur appartenance à un État et à un peuple dont, non seulement ils n’ont pas à rougir, mais dont ils peuvent et doivent être fiers.

Il faut pour cela réintroduire l’histoire juive, une histoire fascinante, unique, singulière due à l’origine des Juifs. Il faut lui donner une large place en dépit des protestations de la Gauche, sinon demain les enfants israéliens risquent eux aussi d’adopter les positions de la Gauche – encore que ce soit déjà en marche- et affirmer, avec ces « self hating jews », qu’Israël est un État d’Apartheid, un État nazi, un État colonialiste… Ils rejetteront leur identité, ils en auront honte comme en ont honte les anciens élèves des professeurs Jacob Talmon ou encore Zeev Sterhelle de l’Université hébraïque.

Il faut revenir aux valeurs que prônaient les Pères fondateurs d’Israël et si, pour y arriver, il faut se battre, et bien je réponds : battons-nous ! Aux parents israéliens d’exiger que soit remise à l’honneur l’histoire juive ; aux institutions scolaires de rappeler les sacrifices des Pères fondateurs ; aux medias de parler des valeurs du judaïsme.

« Not in my name »

Israël est déchiré entre les Juifs qui veulent effacer le sionisme tel qu’il était à ses débuts et ceux qui sont pour la préservation des valeurs.

Comme si les voix des non-Juifs qui s’élèvent pour condamner Israël ne suffisaient pas, viennent s’ajouter celles des Juifs de Gauche qui se définissent comme post-sionistes. Ils font, avec les ennemis d’Israël, le procès de leur propre pays et leurs discours critiques à l’égard d’Israël sont d’une violence qui surpasse largement celle des ennemis d’Israël. Ils en font même beaucoup plus que les ennemis d’Israël, ils en rajoutent, donc ils mentent : « Mentir, disait Camus, ce n’est pas seulement dire ce qui n’est pas, c’est aussi, c’est surtout dire plus que ce qui est ».

Cette haine de soi ne se rencontrerait-elle que chez le peuple juif ? Il semblerait bien que ce soit le cas. Force est de constater qu’on ne rencontre pas ce phénomène ailleurs. Elle a d’ailleurs toujours existé (Marx, Spinoza). Les Juifs allemands auraient donné beaucoup pour passer pour des non-Juifs.

Mais contrairement à ceux qui les ont précédés, ces Juifs post-sionistes ne cachent plus leur identité ; ils vont parfois jusqu’à rappeler qu’ils ont perdu un des leurs dans un camp de concentration, ou encore qu’ils avaient un grand-père (ou un arrière-grand-père) qui était rabbin, ou encore qu’ils sont nés en Israël. Ces Juifs veulent passer pour les vrais Juifs, respectueux des valeurs juives, et ils considèrent ceux qui soutiennent Israël comme des mécréants. Ils se veulent citoyens du monde, se disent universalistes, ce qui laisse entendre que les autres Juifs, autrement dit la majorité, sont des communautaristes avec tout ce que cela comporte comme épithètes péjoratives (raciste, colonialistes, intégristes, etc.).

Ils vous parleront de la « fraternité judéo-arabe » alors qu’ils ne font que servir d’outils à la cause palestinienne, et que certains parmi eux ont été massacrés par ceux-là même qu’ils défendaient.

Leur éthique, qu’ils qualifieront d’éthique juive, consiste à prendre le parti des Palestiniens et à présenter Israël comme le bourreau. D’ailleurs, dans Le Figaro du 29 février 2008, on pouvait lire : « Ils (les écrivains israéliens) sont les meilleurs avocats au service de la création d’un État palestinien en Israël ».

« Not in my name » était le nom d’une association juive, née aux États- Unis, qui précisait qu’elle était prête à accueillir en son sein des non-Juifs, disons tous les ennemis d’Israël. Elle refusait à l’État d’Israël le droit de parler au nom des Juifs sous prétexte que le pays n’est pas conforme aux « valeurs et aux croyances juives ». En revanche, elle avait le front de s’octroyer ce droit ! D’autres associations du même type sont nées (Une autre voix juive, Beth Selem, Shalom Arshav, etc.), puis les voix d’intellectuels israéliens se sont ajoutées.

Comme je l’écrivais dans une de mes chroniques, avec ces intellectuels juifs de gauche, les ennemis d’Israël ont trouvé une arme redoutable dans la guerre qu’ils livrent à ce pays. S’ils cherchaient des arguments solides pour justifier leur haine et leurs attaques médiatiques, la Gauche juive leur a fourni des munitions inespérées. En revendiquant leur judéité, ils savent qu’ils donnent ainsi plus de crédibilité aux accusations qu’ils portent contre Israël. Quoi de plus convaincant, en effet, que les propos tenus par des Juifs et, qui plus est, par des Juifs israéliens ? Si ces derniers condamnent ouvertement le sionisme, défendent le boycott et remettent en question le droit d’Israël à l’existence, alors, pourquoi les non-Juifs, qu’ils soient Chrétiens ou Musulmans, n’en feraient-ils pas autant ?

En réalité, ce sont des manipulateurs qui se valorisent aux yeux des non-Juifs en dévalorisant les autres Juifs, les Juifs qu’on appelle les Juifs sionistes, alors que par définition tout Juif devrait se réclamer de ce qualificatif.

Comme ils sont en quête de reconnaissance et que le conflit israélo-palestinien est au coeur de toutes les discussions de tous les pays, il en ont fait leur sujet de prédilection. Qui sont donc ces Juifs que la critique encense ? Ils s’appellent Amos Oz, David Grossman, Schlomo Sand, Israël Finkelstein, Avraham Burg …

Ces Juifs veulent dicter au gouvernement israélien la conduite à adopter. Non seulement “Shalom Arshav” affirme que Jérusalem n’est pas la capitale d’Israël, mais elle réfute aux Juifs israéliens le droit d’y vivre. Et pour insister sur le fait que Jérusalem, à ses yeux, n’appartient pas aux Juifs, cette organisation va jusqu’à contester l’inscription “Jérusalem, Israël” dans les passeports. Ce faisant, elle viole la loi israélienne de haute-trahison, selon le député Aryeh Eldad.

Et Shalom Arshav ose se prétendre sioniste !

S’il est une voix à laquelle nous Juifs de la Diaspora devrions interdire de parler en notre nom(Not in my name), ou au nom de la morale juive,- plus précisément de leur conception de la morale- c’est bien celle de ces Juifs honteux, de ces Juifs « malades de leur identité ».

Et nous devrions non seulement encourager et soutenir le gouvernement israélien dans sa lutte contre ces organisations dites humanitaires, mais aussi le forcer à combattre également ces intellectuels qui exercent une influence des plus néfastes sur la jeunesse israélienne.

Dora Marrache

Radio Shalom (Montréal)

Réponse des lecteurs

3 Messages de forum

Déplorer ne sert à rien, il faut agir.
18 décembre 10:26, par yacotito
Admirable article avec lequel je suis d’accord à 100%, sans pour autant pouvoir cautionner ce qui est dit sur certains intellectuels que je ne connais pas ou peu.

Ce qui n’est pas dit, dans cet article, c’est le comment : comment aider au rétablissement de LA vérité, car "n’est pire sourd que celui qui ne veut entendre" : j’ai personnellement perdu des amis chrétiens suite à des échanges un peu chaud sur Israel. Je me suis fait mal voir par mon insistance auprès de mes coreligionnaires. Comment secouer l’indifférence de nos coreligionnaires ou ceux qui disent que D. arrangera tout, qu’il n’est pas nécessaire de réagir, voire ceux qui ont renoncé à nos valeurs ?

Pour moi, D. aide ceux qui le méritent, et dans une perspective de long terme, pas toujours dans l’immédiat.

En attendant son aide providentielle, il nous faut nous en montrer dignes, c’est à dire de lutter dans le respect de nos valeurs et cultivant notre sentiment d’appartenance à notre peuple. Mais comment ? Nous réunir entre nous n’est pas efficace, il faut toucher les autres, ceux qui doutent. Déplorer ne sert à rien, il faut agir. Ceux qui ne luttent pas pour leur survie son condamnés à disparaitre.

yech li ra’ayone : Un clip, voire une série de reportages comparatifs sur plusieurs mois
Un reportage sur ce qu’est Israël, sur les valeurs et l’action de Tsahal serait une bonne idée.
Un reportage montrant la les habitants des villes du sud d’Israël qui vivent dans la crainte des missiles.
Un reportage qui montrerait les appels au meurtres devant les foules arabes et les propos lénifiants devant les occidentaux.
Un reportage comparatif qui montrerait que des palestiniens vivant en Israël sont heureux d’y vivre, que des palestiniens de Gaza viennent se faire soigner en Israël.
Un reportage qui montrerait les agronomes Israéliens dispensant leur connaissance aux populations Égyptiennes ou palestiniennes.
Un reportage qui montrerait ce qui est arrivé à un Israélien capturé qui s’est fait déchiqueté vivant par la foule palestinienne, qu’en échange de prisonniers palestiniens en bonne santé, nous récupérons des cercueils.
Un reportage sur les conclusions de Affaire al Dura et sur la desinformation palestinienne

Mais la diffusion sur les médias est indispensable. Qui pourrait convaincre une grande chaine de télé de diffuser un tel reportage ? Seule des institutions juives ayant pignon sur rue pourraient s’adresser aux médias pour une telle diffusion. Le CRIF ? si son rôle se limite à déplorer, le CRIF ne sert à rien. Notre communauté pourrait avoir une participation financière ....

Je suis prêt à y participer.

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Déplorer ne sert à rien, il faut agir.
18 décembre 21:45, par Doramarrache1
Merci pour votre commentaire et merci de m’avoir transmis vos suggestions. Je voudrais vous dire que vous avez lu la première partie de ma chronique et que , dans la seconde, j’essaie de voir comment pourrait se dérouler le combat pour le triomphe de la vérité.

Vous me dites que, sur un plan individuel, vous avez tenté de défendre Israël auprès des non-Juifs et que , ce faisant, vous avez perdu des amis. Si cela peut vous rassurer, je vous dirai que j’ai vécu exactement la même situation dans mon milieu de travail et que, tout comme vous, je me suis fait reprocher par mes coreligionnaires de soulever le problème du conflit israélo-palestinien.

Mais cela ne m’a jamais arrêtée car je suis convaincue que chacun de nous peut contribuer à redorer le blason d’Israël, que si je perds des amis pour avoir défendu Israël, c’est qu’ils ne méritaient pas mon amitié. Quant à mes coreligionnaires qui n’osent pas se prononcer et exprimer leur opinion, je crois réussir malgré tout leur donner à réfléchir.

Bien sûr, les initiatives individuelles ne suffiront jamais à changer l’opinion mondiale. Comme vous le dites, il faut agir sur les medias car ils exercent une influence considérable sur leurs destinataires. Et ce travail relève évidemment de nos institutions qui ont, hélas, choisi la passivité.

Comme vous le dites si bien, rien ne sert de déplorer, il faut agir ! Le temps des lamentations est révolu, il faut reprendre le dessus dans la guerre médiatique.

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JUIFS DE TOUS LES PAYS, UNISSEZ-VOUS ! (1/2)
21 décembre 10:16, par akimino
Tout d’abord, j’apprécie profondément cet article qui a le mérite de clarifier les choses. Par ailleurs, il me plait de voir que la défense des idées peut se faire d’une manière rigoureuse et convaincue. Tout le mérite en revient à la rédactrice de l’article.Je dois aussi préciser que je ne suis pas juif et je pense que ce débat ne doit pas être un débat entre juifs. Nous sommes tous concernés par ce qu’on peut appeler la lutte des religions. Or cette lutte qui se prétend représenter les véritables revendications des peuples, ne réussit en fait qu’à cacher les véritables revendications des peuples : une vie digne. je constate qu’aucun pays, aucun système politique n’a réussi dans ce domaine. D’où le retour à la religion pour qui créer des séparations au moment où les humains ont besoin de solidarité pour mieux vivre. je reste universaliste. Et cela devait me pousser à rejeter les valeurs religieuses de ma communauté, je n’hésiterais pas une seconde. C’est d’ailleurs le cas. Au lieu d’abandonner l’universalisme, je pense qu’il faut au contraire essayer de montrer ce que nos valeurs ont d’universaliste. Si chaque religion se pose cette question, nous pourrions peut-être constater à la fin que nous poursuivons les mêmes buts. Nous avons des manières différentes, certes, pour le faire, mais nous pourrions au moins arriver à al conclusion que du moment que chacun respecte la voie de l’autre, la vie sera meilleure. L’article dit notamment que le problème est d’abord un problème entre juifs. Qu’il y aurait donc de bons et de mauvais juifs. je ne le pense pas. Chacun voit sa religion à sa manière et essaie de propose une certaine vision. Quand on se situe à ce niveau d’abstraction, on peut parfaitement se comprendre. C’est sur le terrain que tout va mal. Or sur le terrain, il y a d’autres considérations qui ne sont pas purement religieuses. Il y a l’économie, il y a la politique, il y a la lutte d’influence mondiale... Là c’est vrai, il y a du travail à faire. L’image d’Israël est plutôt terrible dans les médias. J’avais une discussion avec des amis juifs américains autour des moyens possibles pour améliorer cette image. Nous an avions discuté pendant des heures. Suite à cette discussion, ces amis, réunis dans une organisation américaine, avaient créé une vidéo que j’ai trouvée très intelligente qui dit à peu près ceci : voici ce que vous savez d’Israël.... savez-vous qu’Israël est aussi ceci. L’écart entre ce qu’on sait d’Israël et ce qui est vraiment Israël est immense. Mais je reste d’accord avec vous, les médias sont extrêmement importants. Or l’image ne sert pas beaucoup dans certains cas, parce que comme on dit, les faits sont têtus. Lorsque le gouvernement d’Israël (je dis bien gouvernement) commet des actes condamnables, il faut que cela soit dit, sans concession. La politique des colonies est condamnée par plusieurs capitales et ONG internationale. Pourquoi s’entêter à al poursuivre ? C’est là qu’il est dangereux de lier le gouvernement d’Israël à l’Etat juif. Est ce que le gouvernement se préoccupe de l’image d’Israël ? Je suis sûr que plusieurs juifs s’en préoccupent aussi bien en Israël que dans la diaspora. mais le gouvernement ? Je ne pense pas. Aussi, il me paraît que le problème global soulevé dans cet article est d’abord un problème politique interne d’Israël. Savez-vous par exemple que dans des pays arabes et musulmans, la plus grave des accusations est de s’être rendu en Israël. malheureux celui qui aurait été pris en "flagrant délit". Aller en Israël c’est automatiquement s’allier avec le diable et abandonner la "cause sacrée" des palestiniens. Voilà où nous sommes aujourd’hui. Et je ne vais pas croire celui qui me dira que c’est à cause de musulmans et des arabes. Il y a bien quelque chose sur le terrain qui gâche l’image. En plus il faut savoir que les médias dans les pays arabes manipulent des masses populaires très peu instruites et très fortement religieuses. Donc fragiles et facilement orientables. Avant de finir, je ne peux m’empêcher d’exprimer un regret. J’étais en Israël, j’ai vu le pays, j’ai été chez un Palestinien vivant à Tel Aviv, j’ai vu comment il vivait. J’ai vu des hôpitaux qui soignaient des enfants palestiniens de Gaza, j’ai vu un centre d’accueil des migrants africains et parlé à des jeunes qui y ont grandi et qui ont une bonne situation. J’ai vu tout cela, mais j’ai vu aussi, des jeunes israéliens se balader, kalachnikov, en bandoulière. C’était pour moi un choc. Il y a en Israël deux images. Celle qui montre que ce pays a une grande sensibilité universaliste et celle qui dit que ce pays n’est vraiment pas fait pour se rencontrer. la première image, il faut aller sur place pour la voir. la seconde, vous est livrée chez vous dans votre fauteuil. Pourtant, si les choses étaient autrement, Israël serait le premier pays touristique du monde, et pas uniquement pour le tourisme religieux.

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