Armand Marie Jacques de Chastenet de Puységur (1751 - 1825) MP

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Armand "lle magnétiseur" de Chasenet de Puységur's Geni Profile

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Birthplace: Paris, Paris, Île-de-France, France
Death: Died in Buzancy, Ardennes, Champagne-Ardenne, France
Occupation: •Chevalier, Maréchal de Camp (1789),Lieutenant-Général (1814), Colonel du Régiment de Strasbourg (1786)
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About Armand Marie Jacques de Chastenet de Puységur

Amand Marie Jacques de Chastenet, marquis de Puységur (1751-1825), fut un officier-général d’artillerie, connu pour ses expériences retranscrites de la pratique du magnétisme animal sur l'homme. Il était le petit-fils de Jacques de Chastenet, marquis de Puységur, chevalier des ordres du roi et maréchal de France (1656-1743).

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Au 18ème siècle les initiés de Mesmer se répandirent dans la France entière et le mesmérisme devint à la mode. Le Marquis de Puységur appartient à l'une des plus anciennes familles de la noblesse française, il demeure dans le château familial du petit village picard de Buzancy, près de Soissons, ou il y retourne périodiquement en villégiature lorsqu’il commande à Strasbourg un régiment d'artillerie. Comme la plupart des aristocrates de cette époque, il possède un cabinet de physique, dans lequel il dispense à tous les infirmes les bienfaits de ses passes, son loisir principal étant celui de magnétiser.

La demande est vraiment accrue, à tel point que le Marquis a lui aussi l’idée de grouper ses clients, et ceci autour d'un arbre séculaire situé au milieu de la place publique de Buzancy, devenue sous ses mains un foyer magnétique inépuisable. Une corde fixée au vieux tronc était sensée de transmettre le fluide aux malades, et quand la corde était insuffisante, on n'avait, pour se mettre en communication, qu'à s'accrocher aux branches pendantes de l'arbre magnétisé.

En mai 1784, Armand Marie Jacques de Chastenet de Puységur écrivait à son frère : Je continue à faire usage de l'heureux pouvoir que je tiens de Monsieur Mesmer, et je le bénis tous les jours, car je suis bien utile et j'opère bien des effets salutaires sur tous les malades des environs ; il y en avait ce matin plus de cent trente. C'est une procession perpétuelle dans le pays, j'y passe deux heures tous les matins, mon arbre est le meilleur baquet possible, il n'y a pas une feuille qui ne communique de la santé, chacun y éprouve plus ou moins de bons effets, vous serez charmé de voir le tableau d'humanité que cela représente. Je n'ai qu'un regret, c'est de ne pouvoir toucher tout le monde mais mon homme, ou pour mieux dire, mon intelligence, me tranquillise. Il m'apprend la conduite que je dois tenir. Suivant lui, il n'est pas nécessaire que je touche tout le monde : un regard, un geste, une volonté, c'en est assez et c'est un paysan, le plus borné du pays, qui m'apprend cela. Quand il est en crise, je ne connais rien de plus profond, de plus prudent, de plus clairvoyant. J'en ai plusieurs autres, tant hommes que femmes, qui approchent de son état mais aucun ne l'égale, et cela me fâche, car mardi prochain, adieu mon conseil, cet homme n'a plus besoin d'être touché.

Nous arrivons ainsi, au point qui rendit célèbre l’intervention du Marquis de Puységur dans le magnétisme. C'est la découverte qu'il fit du somnambulisme artificiel, justement avec ce paysan dont il parle dans la lettre lignes ci-dessus. Ce jeune paysan avait 23 ans, il s’appelait Victor Race, sa famille était au service des Puységur depuis plusieurs générations, il souffrait de troubles respiratoires. Pendant que le Marquis le magnétisait, le jeune malade s'endormait entre ses bras, puis il se mettait à parler avec une lucidité merveilleuse que le magnétiseur dirigeait à son gré. L'expérience, renouvelée pendant plusieurs jours, ramena chaque fois les mêmes prodiges. Le Marquis constata avec surprise que, bien qu'assoupi, Victor restait présent et lucide : il était capable de marcher, de répondre à toutes ses questions, d’obéir à ses ordres et de discourir sur sa maladie, alors même qu'au réveil, il avait tout oublié, et tout ceci, sans pour autant présenter de crise convulsive. Puységur nomme cet état somnambulisme magnétique.

Le Marquis écrivait : C'est avec cet homme, que je m'instruis, que je m'éclaire. Quand il est dans l'étal magnétique, ce n'est plus un paysan niais, sachant à peine répondre à une phrase, c'est un être que je ne sais pas nommer. Je n'ai pas besoin de lui parler, je pense devant lui et il m'entend, me répond. Vient-il quelqu'un dans sa chambre ? Il le voit si je veux, lui parle, lui dit les choses que je veux qu'il lui dise, non pas telles que je les lui dicte mais telles que la vérité l'exige. Quand il veut dire plus que je ne crois prudent qu'on en entende, alors j'arrête ses idées, ses phrases au milieu d'un mot, et je change son idée totalement. A la fin du traitement l’infirme sort guéri. Le Marquis fait ainsi l’épreuve que les crises convulsives ne sont pas indispensables pour la guérison et que le contact verbal entre le magnétiseur et le magnétisé est important. Il ouvre du même coup le conflit qui oppose encore de nos jours les tenants des théories physiologiques à ceux des théories psychologiques. L’importance des apports de ces travaux pour la compréhension de l’hypnose a conduit certains à donner à Armand Chastenet de Puységur le titre de fondateur de du magnétisme, laissant à Mesmer la place de l’initiateur. C'est le marquis de Puységur qui a démontré l'importance du sommeil magnétique, encore appelé somnambulique, au cours duquel le patient reste en relation avec le magnétiseur et peut ainsi se laisser suggestionner. Pour Puységur, le véritable agent curatif est la volonté du magnétiseur.

Malgré la renommée qu'il atteint, et tout le prestige de ses travaux, l'Académie de Médecine ne reconnaissant pas ceux-ci, annonce la désaffection des théories et pratiques de Puységur, le discrédit dont seront l’objet les magnétiseurs ; l’Académie conclut à la non-existence de ces phénomènes de clairvoyance.

Le Marquis de Puységur tombe malade à Reims lors du sacre de Charles X et meurt peu après, on est en 1825.

Le magnétisme va poursuivre son évolution avec l'Abbé de Faria. Celui-ci réfute l'utilisation du baquet car refuse l'idée d'un fluide extérieur au sujet. Le magnétiseur est alors là pour aider le patient à développer des potentialités méconnues de lui. La suggestion commence à devenir un phénomène central. Pour De Faria, le somnambulisme consiste en une aliénation partielle des perceptions du sujet, celui-ci devenant plus suggestible aux paroles du concentrateur. La transe est donc la fascination du sujet pour le concentrateur couplée avec la force de persuasion de celui-ci. Avec lui commencent à naître les théories concernant l'hypnose moderne.

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Armand "lle magnétiseur" de Chasenet de Puységur's Timeline

1751
March 1, 1751
Paris, Paris, Île-de-France, France
1825
August 1, 1825
Age 74
Buzancy, Ardennes, Champagne-Ardenne, France
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