Claude Catherine de Clermont, duchesse de Retz

Is your surname de Clermont?

Research the de Clermont family

Claude Catherine de Clermont, duchesse de Retz's Geni Profile

Share your family tree and photos with the people you know and love

  • Build your family tree online
  • Share photos and videos
  • Smart Matching™ technology
  • Free!

Share

Claude Catherine de Clermont

Birthdate:
Birthplace: Paris, Paris, Île-de-France, France
Death: Died in Paris, Paris, Île-de-France, France
Immediate Family:

Daughter of Claude de Clermont, baron de Dampierre and Jeanne de Vivonne
Wife of Jean III, baron d'Annebaut et de Retz and Alberto Gondi, duc de Retz
Mother of Charles de Gondi, marquis de Belle-Isle; Claude Marguerite de Gondi; Henri de Gondi, cardinal; Jean François de Gondi, cardinal de Retz; Philippe Emmanuel de Gondi, comte de Joigny and 3 others

Managed by: George J. Homs
Last Updated:

About Claude Catherine de Clermont, duchesse de Retz

Claude Catherine de Clermont (parfois dite "Claudine"), dame de Vivonne et de Dampierre, baronne puis comtesse puis duchesse de Retz, dame de Machecoul, pair de France, dite « la Maréchale de Retz », née en 1543 à Paris, où elle est morte le 18 février 1603, est une salonnière française.

Méconnue aujourd'hui, elle fut en son temps une grande dame de savoir et de sciences, brillante par l’étendue de sa culture. Elle aurait écrit des poésies, aujourd’hui disparues, et a laissé à la postérité un recueil de textes écrits par les gens de lettres qui fréquentèrent son salon littéraire. Sommaire

Biographie

Claude-Catherine de Clermont était la fille unique de Claude de Clermont (????-1545), baron de Dampierre1, et de Jeanne de Vivonne (????-1583), dame de Vivonne2.

Elle épousa, à l'âge de 18 ans en 1561, Jean d'Annebault (????-1562), baron de Retz, seigneur de Machecoul, d'Annebault et de La Hunaudaye, gentilhomme de la chambre de Charles IX, capitaine de Conches et d'Évreux3, et qui la laissa veuve et sans enfant à 20 ans, à peine deux ans plus tard, lorsqu'il fut tué à la bataille de Dreux en 1562. Catherine de Clermont acquit alors en toute propriété la baronnie de Retz de son défunt mari, « tant par composition de douaire que par donation et remboursement de deniers dotaux »4.

Elle se remaria ensuite à l'âge de 22 ans le 4 septembre 1565 avec Albert de Gondi (1522-1602), seigneur du Perron, comte puis marquis de Belle-Île et des Îles d'Hyères, pair de France, Général des Galères de France et maréchal de France5, de 20 ans son aîné, et dont elle eut 10 enfants (voir plus bas). Par son mariage, Albert de Gondi devint ainsi le nouveau seigneur de Retz ; c'est sous sa tutelle que la baronnie de Retz devint duché de Retz en 1581.

Dame de la cour

D'une grande beauté et fort courtisée, Catherine de Clermont fut nommée dame d'honneur de la reine Catherine de Médicis, puis de Marguerite de Valois et d'Élisabeth d'Autriche (épouse de Charles IX), et gouvernante des enfants de France. Elle fut mêlée aux intrigues de cour et s'immisça même à plusieurs reprises en politique.

Salonnière et dame de savoir

Si le nom de Claude-Catherine de Clermont est parvenu jusqu'à aujourd'hui, ce n'est pas tellement en tant que duchesse de Retz ou dame de la cour. C'est plutôt à cause de son « salon vert de Dictynne », salon mondain qu'elle tint (après son second mariage) à Paris, face au Louvre, et où se réunirent les plus beaux esprits de l'époque, surtout des poètes, mais aussi des peintres, des musiciens, des philosophes et des hommes politiques : Philippe Desportes, Rémy Belleau, Jean Antoine de Baïf, Pierre de Ronsard, Étienne Jodelle, Pontus de Tyard, Amadis Jamyn, Jean de La Gessée, Siméon-Guillaume de La Roque, Antoine de Laval, Flaminio de Birague, Étienne Pasquier, Scévole de Sainte-Marthe, Jean Bertaut, Nicolas Rapin, etc. Tous fréquentèrent son salon, lui dédièrent leurs œuvres et lui adressèrent leurs vers, dans lesquels ils la chantèrent même sous les noms de Dictynne ou de Pasithée.

Autour d'elle, tournoyait également toute une cour de femmes belles et brillantes : Henriette de Clèves, Mademoiselle d'Aquaviva, Hélène de Donsèque de Surgères, Madeleine de L'Aubépine, Madeleine de Bourdeille, Gilonne de Goyon, etc., toutes célébrées sous des surnoms issus de la mythologie.

Catherine de Clermont fit recopier et rassembler dans un manuscrit6 les vers que ses nombreux admirateurs et louangeurs lui consacrèrent : 173 pièces écrites en français pour la plupart, mais aussi en italien et en latin, mêlant tous les genres, depuis le sonnet jusqu'à la « villanelle », en passant par l'élégie, le cartel ou les rimes tierces, textes tous anonymes, à l'exception de 21 qui ont été identifiés et 3 attribués probablement. Ce recueil a une valeur documentaire sur la vie de cour, sur la situation politique et religieuse de l'époque, sur l'essor des salons mondains, et témoigne des goûts poétiques d'alors, marqués par le néo-pétrarquisme.

Catherine de Clermont parlait couramment l'italien, savait parfaitement le latin et le grec, et connaissait plusieurs autres langues étrangères. En 1573, lorsque les ambassadeurs de Pologne vinrent demander le duc d'Anjou, futur Henri III, pour roi, elle leur répondit publiquement en latin pour la reine mère, et son discours l'emporta sur ceux du chancelier René de Birague et du comte Philippe Hurault de Cheverny, qui répondaient pour Charles IX et le duc d'Anjou.

Extrêmement cultivée, Catherine de Clermont acquit ainsi une grande réputation par ses réalisations intellectuelles, qualifiée de « dixième muse » et de « quatrième grâce ». Elle mérita, dit La Croix du Maine, « d'être mise au rang des plus doctes et mieux versées tant en la poésie et art oratoire qu'en philosophie, mathématiques, histoire et autres sciences. » Son savoir étonnant, son immense culture, bien au-delà d'une personne de son sexe pour l'époque, ses connaissances des langues, ses compositions et poésies aujourd'hui perdues, son goût pour les sciences, sa passion pour la musique (elle chantait et jouait du luth) lui valurent une immense admiration, au point qu'elle fut admise aux séances de l'Académie du Palais. Elle fit aussi œuvre de mécène en soutenant la fondation de l'Académie de musique et de poésie de Jean Antoine de Baïf en 1570.

Enfin, Catherine de Clermont joignait également le courage à la science : pendant l'absence de son époux, les ligueurs menacèrent ses terres ; elle assembla des troupes à ses frais, se mit à leur tête, et força les factieux à prendre la fuite.

view all 12

Claude Catherine de Clermont, duchesse de Retz's Timeline

1543
1543
Paris, Paris, Île-de-France, France
1561
1561
Age 18
1565
September 4, 1565
Age 22
Cognac, Charente, Poitou-Charentes, France
1569
1569
Age 26
1570
1570
Age 27
1572
1572
Age 29
1580
1580
Age 37
1584
1584
Age 41
Paris, Paris, Île-de-France, France
1603
February 18, 1603
Age 60
Paris, Paris, Île-de-France, France
????