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Henri Broder

Death: Died
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Son of <private> Broder and Madame Broder

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About Henri Broder

http://www.combattantvolontairejuif.org/50.html

Mon témoignage sur la résistance juive

(testimony of Henri Broder about jewish resistance during WWII)

Les témoins actifs ou passifs de la guerre 39-45 disparaissent peu à peu de l'horizon 2000. c'est donc un devoir impérieux pour les survivants de témoigner pour nos enfants et nos petits enfants. Pour les historiens chaque témoignage et important pour permettre la connaissance de la vérité historique.

L'esprit de la Résistance, je l'ai eu je crois dès 1940 lorsque mes parents, Juifs d'origine polonaise naturalisés français depuis 1928 ont voulu obéir aux loi promulguées par Vichy en allant se déclarer au commissariat du quartier. J'avais 17 ans, intégré, sans aucune connaissance du judaïsme, je me sentais, je me voulais français à part entière…Je me sentais parfaitement intégré dans la nation française et ses valeurs républicaines. Il n'était pas question pour moi d'accompagner mes parents au commissariat et d'avoir sur ma carte d'identité le tampon "Juif ". Il ne me restait qu'une solution passer en zone libre. Nous avons réussi à passer en zone libre dans la région de Montchanin, près du Creusot. Sans passeur, au hasard, la chance était avec nous. J'avais vingt ans, mon but était de rentrer dans la résistance active, mais il fallait trouver des contacts.. Après maintes péripéties douloureuses pour moi, je décidais de rejoindre la résistance juive. Je réussi à prendre contact en décembre 1943 avec Ernest Lambert le chef de la résistance juive de Lyon, Il m'envoya à Toulouse. De là, le Capitaine Jacques (Jacques Lazarus) m'a conduit au premier maquis juif du village de Bicques. Je devint l'adjoint de Pierre Loeb nouveau chef de maquis; Notre mission était de former dans un minimum de temps, des jeunes venus de Belgique, de Hollande et de France. Nous devions leur apprendre la discipline, le maniement des armes, et leur donner la force morale nécessaire pour "faire face", notre devise…En même temps, nous participions aux embuscades organisées par les chefs de la résistance du Tarn. Notre Chef était le lieutenant Raoul, chef du maquis voisin est membre lui aussi de l'A.J (Armée Juive), le maquis de Coubes. Avec la fin de l'hiver, le commandement des maquis du Tarn a pris la décision de regrouper les maquis de Biques et de Coubes à Jasse-en-Martinou près de Lacaune. Le 22 avril nous sommes attaqués par les allemands. Durant la nuit, 30 camions de l' Hérault et plus de 20 autres de Castre ont déversé leurs troupes sur les monts autour du maquis. C'est la surprise totale. Les allemands avaient des armes lourdes, et nous de simples " Sten ". Nous avons décroché après une vive résistance qui a fait 53 morts chez les Allemands et de nombreux blessés…Le 6 juin 1944 c'est le débarquement en Normandie; nous nous rendons au pic de Nore ou se rassemble les maquis du Tarn. Le chef l'A.S de Labastide-Rouairoux, Levy-Seckel (Leblond) devient notre lieutenant. Nous, nous formions un peloton juif intégré. sous les ordres des lieutenants Raoul et Leblond, Pierre Loeb est promu adjudant-chef et moi-même maréchal des logis-chef. Pour garder notre spécificité, nous avons sur les épaulettes de nos uniformes des rubans blanc-bleus. Nous voulions montrer qu'il y avait des Juifs dans les maquis. Notre capitaine de Kervaoâl a écrit à notre propos: Un peloton composé uniquement de jeunes israélites, au maquis depuis longtemps (…) leur groupe forme un ensemble cohérent, discipliné qui produit la meilleur impression. Nous avons participé à toutes les actions de guérillas contre les miliciens et les Allemands. Le 14 juillet 1944, nous avons défilé à Revel et à Dourgne, petites localités du Tarn, sous les acclamations des habitants, faisant fuir les Allemands qui se trouvaient là. Le 20 juillet 1944, une dizaines d'avions allemands survol la région; leurs bombes sèment la mort dans nos rangs…Deux avions sont touché par nos armes. Le commandant Montpezat ordonne le décrochage général. Nous avons eu beaucoup de tués et de blessés; sur 30 de nos camarades faits prisonniers par

l'ennemie, 26 ont été fusillés. On compte avec eux plus de 50 morts dans nos rangs. Avec Levy-Seckel, le 25 juillet nous essayons d'échapper à l'encerclement allemand. Le 4 août il part en reconnaissance. Arrêté par les SS il est fusillé. C'est l'adjudant-chef, Pierre Loeb qui prend le commandement de notre peloton. Jusqu'au 8 septembre, nous avons livré de nombreux combats contre les Allemands qui remontaient du sud. En trois semaines nous avons infligés de lourdes pertes à l'ennemi.

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                                                                              Paru dans Notre Volonté N°16 octobre, novembre, décembre 1997
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Henri Broder's Timeline

1998
March 17, 1998
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