Hoelun-Eke of Olkhunut

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Hoelun-Eke of Olkhunut

Russian: Оэлун Экэ род Олхонут, French: Hö'älün~üdjin of Olkhunut, Mongolian: Hoelun-Eke Олхуноуд
Also Known As: "Hoelun Üjin / Öülen / Oelun / Herlouin / Hoeeluen / Ogelea of Olkhuno'ut"
Birthdate:
Birthplace: Mongolia
Death: Mongolia
Immediate Family:

Daughter of Nukuz Ikires dynasty
Wife of Yäsügäi~ba'atur Kyiat-Bordzhiginy, Khan
Ex-wife of Eoke-Chiledu of Märkit
Mother of Ghok'chu; Genghis Khan of the Mongol Empire; Djötchï~Qasar Borjigin dynasty; Qashï'un~ältchi Borjigin dynasty; Tämügä Borjigin dynasty and 2 others
Sister of Butu-Gurghen Ikires dynasty and Bukhu Ikires dynasty

Managed by: Arne Helstrøm Jørgensen
Last Updated:

About Hoelun-Eke of Olkhunut

Hoelun (Mongolian: Өэлүн) was the mother of Genghis Khan and the wife of his father Yesugei, the chief of the Kiyad clan.

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http://en.wikipedia.org/wiki/Hoelun

Hoelun (also Hoelun Üjin, Cyrillic: Өэлүн үжин, Өэлүн эх, Mother Hoelun, Öülen/Oulen) was the mother of Genghis Khan and the wife of his father Yesügei, the chief of the Khamag Mongol confederation.

Hoelun was born to the Olkhunut tribe. She later was engaged to a member of the Mergid confederation, but was abducted by Yesügei on her way back to the Mergid camp around 1159 AD.[citation needed] Yesügei made Hoelun his chief wife. This was an honor, since only the chief wife could give birth to his heirs. She gave birth to five children: four sons, Temüjin (who would be later known as Genghis Khan), Qasar, Qachiun, and Temüge, and a daughter, Temülün. A second wife of Yesugei's, Ko'agjin gave birth to another two sons, Bekter and Belgutai.

After Yesügei's death, Yesügei's Khiyad clan abandoned Hoelun, junior wife Ko'agjin, and all of Yesügei's children to follow a rival chieftain. Hoelun immediately took charge of the group and began running up and down the Onon River valley gathering roots, berries, and millet to feed her family. As the boys grew, they learned how to hunt and fish in northern Mongolia's Khentii Mountains, improving the family's situation considerably. Hoelun taught her sons the basics of unity and support for one another, but sibling rivalry between the two eldest sons of the group, Temujin and Bekter, eventually lead to Temujin murdering Bekter, a crime for which Hoelun chastised her son angrily. Despite the killing, Bekter's mother Ko'agjin and surviving brother Belgutai bore no ill will toward Hoelun and her sons and continued living with them.

Together with his wife Börte, Hoelun was counted as one of the most trusted advisors of Genghis Khan. She also took care of war orphans under the orders of her son, adopting them and bringing them into the family as a part of an inclusionist policy aimed at creating loyalty among conquered tribes.[1] It was at her camp that a Tatar made an attempt to kill her young grandson Tolui, but was stopped by Altani and Hoelun's two guards.

in " Histoire Secrète des Mongols " ~~ "Secrète " au sens de " Réservée " aux descendants de Gengis~qahan ~~Restitution du texte mongol et traduction des chapitres I à VI ~~Paul Pelliot ~~Paris , 1949 . (oeuvres posthumes )

Chapitre 2

§69 . - Fidèle aux paroles de Yäsügäi~ba'atur ( Neuvain ) , Mönglik ( Tavelé ) alla et dit à Däi~sätchän ( Deï~le~Sage ) : " Le frère aîné Yäsügäi songe beaucoup à Tämüdjin , et il souffre dans son coeur ; je suis venu pour chercher Tämüdjin . " Däi~sätchän dit : " Si mon parent songe beaucoup à son fils , que celui-ci aille , et , ayant vu son père , qu'il revienne vite . " Mönglik~äcigä ( Père~Tavelé ) ramena Tämüdjin .

§70 . - Ce printemps-là , les qatun d'Ambaqaï~qahan Örbäi et Soqataï , toutes deux , sortirent pour offrir aux " grands " les prémices de la terre . Hö'älün~üdjin s'y rendit , mais étant arrivée en dernier , elle fut laissée la dernière . Hö'älün~üdjin dit à toutes deux , Örbäi et Soqataï : " Vous dites-vous que Yäsügäi~ba'atur est mort , et , comme mes fils ne sont pas grands , comment me laissez-vous en arrière loin des morceaux des " grands ", des gâteaux en forme de pierre à aiguiser et des boissons de sacrifice ? Il semble que vous ayez voulu transhumer sans m'éveiller pour manger ."

§71 . - A ces mots , les deux qatun , Örbäi et Soqataï , dirent : " Tu n'es pas de celles à qui la règle est de donner en les appelant ; tu es de celles pour qui la coutume est de manger si cela se rencontre . Tu n'es pas de celles à qui la règle est de donner en les invitant ; tu es de celles pour qui la coutume est de manger si cela se trouve . Est-ce en te disant que Ambaqaï~qahan est mort que tu t'en viens , Hö'älün , à nous parler de la sorte ? "

§72 . - " S'il nous plaît , nous transhumerons en abandonnant ceux-ci dans le campement , les mères et les fils , et nous partirons sans vous emmener . " Le lendemain , au jour , les Tayïtchï'ut ( les Princes ) , Tarqutaï~Kïrïltuq ( Gros~l'Envieux ) , Tödö'än~Girtä ( Renfort~le~Capable ) et autres Tayïtchï'ut , se mirent en route en suivant le cours du fleuve Onon ; ils transhumèrent en abandonnant Hö'älün~üdjin , les mères et les fils . Comme Tcharaqa~äbügän (Tcharaqa~le~Vieux ) le Qongqtadaï ( des Sonnaillers ) était allé pour les retenir , Tödö'än~Girtä, partant en transhumance , lui dit : " L'eau profonde est tarie , la pierre brillante est en miettes ." Et par derrière , en disant " comment me retiens-tu ? " , il donna à Tcharaqa~äbügän un coup de lance le long du dos .

§73 . - Tcharaqa~äbügän , blessé , revint à sa demeure ; alors qu'il était couché et très mal , Tämüdjin alla le voir . Alors Tcharaqa~äbügän le Qongqotadaï dit : " Comme tout le peuple, tout le peuple que ton bon père avait rassemblé était pris et emmené en transhumance , j'ai voulu les retenir , et voilà comme j'ai été traité ." Là-dessus , Tämüdjin s'étant mis à pleurer sortit et s'en alla . Hö'älün~üdjin , alors que les gens avaient transhumé en l'abandonnant , dressa l'étendard et , étant monté elle-même à cheval , elle ramena en arrière la moitié de ses gens ; et sans laisser s'arrêter les gens qu'elle avait ramenés, elle transhuma derrière les Tayïtchï'ut .

§74 . - Quand les Tayïtchï'ut, son frère aîné et son frère cadet , eurent transhumé, abandonnant dans le campement Hö'älün~üdjin , elle la veuve avec ses jeunes fils, les mères et les fils , Hö'älün~üdjin qui était née femme de ressource , pourvut à la subsistance de ses jeunes fils . Enfonçant son boqtaq au sommet de la tête et ceinturant court sa jaquette , courant en amont et en aval du fleuve Onon , cueillant des pommes et des cerises sauvages , elle nourrissait jour et nuit leur gosier . Née courageuse , la üdjin~äkä ( Dame~Douairière ) nourrissait ses fils augustes , elle les nourrissait en prenant des genièvres et des noisettes , en déterrant des sanguisorba et des tubercules de scirpus . Les fils de la äkä~üdjin , nourris d'aulx sauvages et d'oignons sauvages , parvinrent à devoir être des souverains . Nourris avec les oignons de lys de l' üdjin-äkä qui observait la règle , ses fils devinrent sage et fidèles à la loi .

§75 . - Nourris avec les aulx sauvages et les oignons sauvages de la belle üdjin , ses fils affamés devinrent forts et bons . Achevant de devenir de bons mâles , ils furent faits vraiment ardents et valeureux . Ils se dirent entre eux : " Nous allons nourrir notre mère ." S'asseyant sur les rives de la mère Onon , fabriquant ensemble des crochets et des hameçons , ils prenaient au crochet ou à l'hameçon les poissons infirmes ou mutilés . D'une aiguille courbant un hameçon , ils prenaient à l'hameçon saumons et hombres ; nouant filets et épuisettes , ils ramassaient le fretin du poisson . Ainsi ils nourrissaient leur mère bienfaitrice .

§76 . - Un jour , Tämüdjin ( Ferret ) , Qasar ( Molosse ) , Bäktär ( Cuirasse ) et Bälgütäi ( Faste ) , s'étant installés ensemble tous quatre , tirèrent l'hameçon ; un " soqosun " ( vairon) doré s'y était pris . Bäktär et Bälgütäi , tous deux , l'enlevèrent aux deux Tämüdjin et Qasar et l'emportèrent . Tämüdjin et Qasar vinrent tous deux à la maison et dirent à la üdjin-äkä : " un soqosun doré qui avait mordu à l'hameçon nous a été pris par Bäktär et Bälgütäi , l'aîné et le cadet , qui tous deux nous l'ont enlevé ." La üdjin~äkä dit : " Assez ! Comment pouvez-vous , frères aînés et frères cadets , agir les uns avec les autres ? Nous n'avons pas d'autre ami que notre ombre, d' autre fouet que la queue de notre cheval . Alors que nous nous demandons de quelle manière nous vengerons notre insulte avec les frères aîné et cadet les Tayïtchï'ut, comment êtes vous en désaccord , tels jadis les cinq fils d' Alan-äkä ? Cessez cela ."

§77 . - Là-dessus , Tämüdjin et Qasar , tous deux , n'aimant pas ces paroles , dirent : " Ces jours derniers , une fois , ils ont pris en l'enlevant de même façon une alouette que nous avions tirée avec une flèche à bouton de corne . A présent, ils nous ont enlevé le poisson de même façon . Comment pourrions-nous vivre ensemble ? " Ce disant , laissant aller la portière et sortant , ils partirent . Alors que Bäktär était assis sur un monticule à surveiller de loin neuf chevaux hongres isabelle , et que Tämüdjin se cachant par derrière et , Qasar , se cachant par devant , arrivaient en tirant leur flèche de leur carquois , Bäktär les vit et dit : " Quand nous ne pouvant accepter l'injure des Tayïtchï'ut , l'aîné et le cadet , et nous demandons qui pourra venger notre injure , comment me considérez- vous comme un cil dans l'oeil ou comme une arête dans la bouche ? Quand nous n'avons pas d'autre ami que notre ombre , d'autre fouet que la queue de notre cheval , comment avez-vous pu avoir de telles pensées ? Du moins n'anéantissez pas mon foyer ; ne mettez pas à mal Bälgütäi ." Ce disant , il attendit les jambes croisées . Tämüdjin et Qasar , tous les deux , par devant et par derrière tirèrent de près sur lui comme à la cible et s'en allèrent .

§78 . - Comme ils arrivaient à la maison et y entraient, la üdjin-äkä , comprenant la mine de se deux fils , parla : " Ô toi qui es sorti violemment de mes chaudes entrailles épuisées , ô toi qui es né en serrant dans ta main un caillot noir ! Tel le chien "qasar" qui mord son placenta , tel la panthère qui se jette sur un rocher , tel le lion qui ne peut réprimer sa colère , tel le boa qui dit : " je vais engloutir un être vivant ", tel le gerfaut qui se jette sur son ombre , tel le brochet qui engloutit en silence , tel le chameau mâle en rut qui mord le jarret de son jeune chameau , tel le loup qui prend appui sur la tempête , tel le canard mandarin qui , ne pouvant faire avancer ses fils , mange ses fils , tel le chacal défendant son repaire si on y touche , tel le tigre qui saisit sans tarder , tel le chien "baraq" qui se jette à l'aveuglée , vous êtes épuisés. Alors que nous n'avons pas d'autre ami que notre ombre , d'autre fouet que la queue de notre cheval , quand , ne pouvant accepter l'insulte des Tayïtchï'ut , l'aîné et le cadet , nous nous demandons qui vengera notre injure et disons : Comment vivrons-nous , voilà comme vous agissez les uns envers les autres ! " Et ce disant , reprenant les paroles anciennes , citant les paroles des vieillards , elle parlait durement à ses fils .

§79 . - Sur ces entrefaites , Tarqutaï~Kïrïltuq ( Gros~l'Envieux ) s'en vint à la tête de ses compagnons , disant : " Les "gredins" ont mué , les morveux ont grandi ." Pris de peur , mères et fils , frèrs aînés et frères cadets se retranchèrent dans la forêt épaisse . Bälgütäi , abattant des arbres et les tirant , fit une palissade . Qasar lançait des flèches ; Qashï'un , Tämügä et Tämülün avaient pénétré tous trois dans les failles des falaises . Pendant qu'on se battait ainsi , les Tayïtchï'ut appelèrent et dirent : " Envoyez votre frère aîné Tämüdjin ; nous n'avons pas besoin des autres parmi vous ." A cet appel , on fit monter Tämüdjin à cheval et , le faisant échapper , il se sauva dans la forêt . Les Tayïtchï'ut le virent passer et le poursuivirent . Comme en se glissant il entrait dans les fourrés du Tärgünä~ündür , les Tayïtchï'ut , dans l'incapacité d'y pénérer , se mirent en surveillance autour des fourrés .

80. - Tämüdjin passa trois nuits dans les fourrés , puis dit : "Je vais sortir ." Comme il avançait , tenant son cheval en main , la selle se détacha et tomba du cheval . Revenant , Tämüdjin vit que la selle s'était détachée et était tombée alors que le poitrail était mis et que la sangle était mise . " Qu'elle se détache avec la sangle , c'est possible ; mais comment lorsqu'il y a en outre le poitrail ? N'est-ce pas le Ciel ( le Tänggäri ) qui me retient ? " Ce disant , il s'en retourna et passa encore trois jours . Comme il s'avançait à nouveau pour sortir , il rencontra à l'issue du fourré un roc blanc pareil à une tente qui était tombé à l'issue et la bloquait . " N'est-ce pas le Ciel qui me retient ? " , dit-il , et il s'en retourna et passa encore trois jours . Puis , comme il était resté neuf jours sans nourriture , il dit : " Comment me laisserais-je mourir sans nom ? Je sortirai ". Il voulut sortir en contournant ce roc blanc pareil à une tente qui était tombée à l'issue et la bloquait , mais n'y réussit pas . Alors il coupa les arbres avec son couteau à tailler les flèches , fit passer son cheval en glissant et sortit . Les Tayïtchï'ut qui étaient en surveillance se saisirent de lui et s'en allèrent en l'emmenant .

§81 . - Tarqutaï~Kïrïltuq , quand il s'en alla en emmenant Tämüdjin , donna l'ordre aux gens de son peuple qu'on ferait passer à Tämüdjin une nuit dans chaque groupe de tentes . Alors qu'on avançait en lui faisant passer à tour de rôle une nuit dans chaque groupe de tentes , le seize de la première lune de l'été , au jour du "disque rouge " , les Tayïtchï'ut festoyèrent ensemble sur la rive du fleuve Onon ; au coucher du soleil , ils se séparèrent . Au moment de ce festin , un homme jeune et faible conduisait Tämüdjin . Lorsqu'on fit disperser les gens du festin , Tämüdjin , arrachant ses entraves à l'homme jeune et faible , lui en donna un coup sur la tête et se sauva . Comme il s'était couché dans la forêt des bords de l'Onon , il se dit qu'il serait vu , et , se couchant sur le dos dans un repli d'eau calme , laissant flotter ses entraves au fil de l'eau il resta là couché , le visage à découvert .

§82 . - Comme cet homme qui l'avait laissé échapper criait à grande voix : " Saisissons-le ; j'ai laissé l'homme échapper " , les Tayïtchï'ut qui s'étaient dispersés vinrent se rassembler , et par un clair de lune semblable au plein jour fouillèrent la forêt au bord de l'Onon . Sorqan~shïra des Süldüs ( Vigilance~le~jaune des Emblèmes ) , passant justement par là , aperçut Tämüdjin couché dans l'eau calme et dit : "Précisément parce que tu es ainsi un homme de resssource et parce qu'ils se disent que dans tes yeux il y a de la flamme et dans ton visage il y a de l'éclat , les Tayïtchï'ut , le frère aîné et le frère cadet , sont tellement jaloux de toi . Reste couché comme cela ; je ne te dénoncerai pas " ; ce disant , il disparut . Comme les Tayïtchï'ut étaient revenus et se disaient les uns aux autres : " Fouillons " , Sorqan~shïra parla : " Fouillons en retournant par exactement le même chemin et en examinant le terrain que nous n'avons pas encore examiné ;" Tous ensemble approuvèrent , et fouillèrent en retournant exactement le même chemin . à nouveau Sorqan~shïra passa près de Tämüdjin et dit : " Ton frère aîné et ton frère cadet vont venir en usant leur bouche et leurs dents . Reste ainsi couché , sois vigilant " ; ce disant , il disparut .

§83 . - Comme , revenus à nouveau , les Tayïtchï'ut de disaient les uns aux autres : " Fouillons " , Sorqan~shïra parla à nouveau : " Princes Tayïtchï'ut , en plein jour blanc et brillant vous avez laissé échapper l'homme ; à présent , par la nuit noire comment le trouverons-nous ? A présent , en nous retournant exactement par la même route , fouillons en examinant le terrain que nous n'avons pas encore examiné ; puis séparons-nous et demain , nous nous réunirons et chercherons . Où pourrait aller cet homme entravé ? " Tous ensemble approuvèrent et fouillèrent en s'en retournant . A nouveau Sorqan~shïra passa près de Tämüdjin et dit : " A présent , quand nous achevons de nous disperser , va chercher ta mère et tes frères cadets . Si quelque homme te voit , te disant que tu es vu , ne dis pas que je t'ai vu " ; ce disant , il disparut .

§84 . - Comme ceux-là achevaient de se disperser , Tämüdjin songea en lui-même : " Ces jours derniers , alors qu'on me faisait passer la nuit à tour de rôle dans chaque groupe de tentes , comme je passais la nuit dans la demeure de Sorqan~shïra , ses deux fils , Tchïmbaï ( Robuste ) et Tchïla'un ( Roc ) , souffrant pour moi dans leur poitrine et leur coeur , sont venus me voir pendant la nuit , ils ont pris mes entraves , les ont relachées et m'ont fait passer ainsi la nuit . A présent , voici encore que Sorqan~shïra m'a vu , et il a disparu sans me dénoncer . A présent , peut être que de même ces deux-là me sauverons ." Ce disant , il s'en alla le long du fleuve Onon en quête de la demeure de Sorqan~shïra .

§85 . - Le signe de la demeure était qu'ayant versé le lait cru , on barattait le lait cuit jusqu'au jour blanchissant . Comme il allait entendant ce signe et qu'entendant le bruit du moussoir il arrivait et entrait dans la demeure de Sorqan~shïra , celui-ci dit : "Ne t'ai-je pas dit d'aller chercher ta mère et tes frères cadets ? Comment se fait-il que tu sois venu ici ? " Ses deux fils Tchïmbaï et Tchïlä'un dirent : " Quand un tiercelet poursuit un petit oiseau dans un buisson, le buisson sauve le petit oiseau . A présent , comment peux-tu parler ainsi à celui qui est venu à nous ? " N'approuvant pas les paroles de leur père , ils délièrent les entraves de Tämüdjin , les brûlèrent dans le feu , le firent monter dans une charrette de laine qui était derrière leur tente et , disant à leur soeur cadette appelée Qada'an de n'en souffler mot à homme qui vive , ils la chargèrent de veiller sur lui .

§86 . - Le troisième jour , disant entre eux que l'homme devait s'être caché , et se disant : " Nous allons fouiller parmi nous-mêmes " , les Tayïtchï'ut se mirent à fouiller parmi eux-mêmes . Ils fouillèrent dans la demeure de Sorqan~shïra , dans ses charrettes et jusque sous son lit . Montant sur la charrette de laine qui était derrière la tente , ils tirèrent la laine qui était à l'entrée , et ils arrivaient au fond quand Sorqan~shïra dit : " Par une telle chaleur , comment pourrait-on supporter de rester dans la laine ." Ceux qui fouillaient descendirent alors et partirent .

§87 . - Après que les fouilleurs furent partis , Sorqan~shïra dit : " Tu as failli nous faire disperser au vent comme de la cendre . A présent va chercher ta mère et tes frères cadets ." On fit monter à Tämüdjin une jument rouane bréhaigne à la bouche blanche , on lui cuit un agneau qui avait tété deux brebis , on lui prépara un petit seau en peau et un grand en peau , on ne lui donna pas de selle , on ne lui donna pas de briquet , mais on lui donna un arc et on lui donna deux flèches . L'ayant ainsi équipé , on le fit aller .

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Hoelun-Eke of Olkhunut's Timeline

1140
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Mongolia
1155
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Age 15
1162
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Age 22
Khentii, Mongolia
1164
1164
Age 24
Mongolia
1166
1166
Age 26
Mongolia
1168
1168
Age 28
1168
Age 28
Mongolia