Hugues Bernard Maret, I. duc de Bassano

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Hugues Bernard Maret

Birthdate:
Birthplace: Dijon, Côte-d'Or, Burgandy, France
Death: May 13, 1839 (75)
Paris, Paris, Île-de-France, France
Immediate Family:

Son of Hugues Maret and Jeanne Maret
Husband of Marie Madeleine Lejéas
Father of Napoléon Maret, II. duc de Bassano
Brother of Anne Maret; Jean Philibert Maret; Claude Marie Maret; Jean Maret; Jeanne Maret and 1 other

Managed by: George J. Homs
Last Updated:

About Hugues Bernard Maret, I. duc de Bassano (Français)

Hugues-Bernard Maret, duc de Bassano, né le 22 juillet 1763 à Dijon et mort le 13 mai 1839 à Paris, est un homme politique et diplomate français, pair de France, membre de l'Académie française et de l'Académie des sciences morales et politiques.

Biographie

Fils d'Hugues Maret, médecin dont la famille est établie depuis longtemps à Dijon, et frère cadet de Jean Philibert, ingénieur des ponts et chaussées, Hugues-Bernard est avocat au parlement de Bourgogne, puis s'installe à Paris en 1788.

Fasciné par les événements du début de la Révolution, il suit avec attention les débats de l'Assemblée constituante, dont il publie, avec son confrère Étienne Mejan, un résumé objectif sous le nom de Bulletin de l'Assemblée qui est inséré dans Le Moniteur universel. Jacobin, il est l'un des fondateurs du Club des Feuillants. Protégé par Pierre Henri Hélène Tondu, dit Lebrun-Tondu, alors ministre des Affaires étrangères, il est envoyé en mission à Londres. En juillet 1793, il est nommé ambassadeur à Naples.

En traversant le Piémont pour se rendre à Naples, il est fait prisonnier à Novate Mezzola par les Autrichiens en même temps que Charles-Louis Huguet de Sémonville. Il est libéré après une captivité très éprouvante. En 1795, ils sont échangés contre Marie-Thérèse de France, fille de Louis XVI. Négociateur à Lille avec la Grande-Bretagne, il est mis l'écart jusqu'au retour d'Égypte de Napoléon Bonaparte.

Il épouse en 1801 Marie Madeleine Lejeas (1780-1827), fille de Martin Lejéas-Carpentier, maire de Dijon, et sœur d'Antoine Martin comte Lejeas, directeur des contributions. Le couple a cinq enfants, dont l'aîné, Napoléon Maret de Bassano, est plus tard grand chambellan de l'empereur Napoléon III.

Nommé secrétaire d'État en 1799, sa tâche s'alourdit en 1802 de celle de chef de cabinet du Premier consul, celui-ci ayant rapidement apprécié l'intelligence, la discrétion et surtout la phénoménale puissance de travail de ce collaborateur.

Chaque semaine, Maret doit prendre connaissance des rapports des ministres et en faire un compte-rendu verbal, en tête à tête, au Premier consul. Il assiste à tous les conseils, reçoit les minutes des décrets, signées de Bonaparte, et les transmet aux ministres pour exécution. Tous les rapports de haute police lui sont adressés ainsi qu'un compte-rendu, heure par heure, de jour comme de nuit, de tout ce qu'il se passe à Paris. Après une analyse succincte par ses services, il les fait suivre au cabinet du chef d'État.

La proclamation de l'Empire ne change rien à ses attributions. Il accompagne l'Empereur partout, dans ses voyages comme dans ses campagnes militaires et les capitales conquises, se voyant à chaque fois confier des tâches importantes. En 1805, il participe à la négociation du traité avec l'Autriche. En 1806, il organise le gouvernement polonais. En 1808, il conduit les travaux de la junte de Bayonne. Plus tard, il rédige les constitutions du Portugal, de la Hollande et de la Westphalie. Napoléon 1er récompense de tous ces travaux par le titre de duc de Bassano (15 août 1809).

Ses choix en politique étrangère, s'ils ne sont pas toujours heureux, sont fréquemment suivis. C'est ainsi qu'il pousse Napoléon à s'emparer de l'Espagne et qu'il est le principal promoteur de l'alliance autrichienne et donc du mariage entre Napoléon et Marie-Louise. C'est donc très logiquement qu'il est nommé ministre des Relations extérieures en avril 1811. Il n'en suit pas moins Napoléon en Russie mais ne dépasse pas Wilna (l'actuelle Vilnius) où s'installent ses services et d'où il gouverne la Lituanie.

Rentré à Paris au début de 1813, il s'occupe de la mise sur pied de guerre de la garde nationale et de la levée de 350 000 hommes. Une campagne insidieuse, peut-être dirigée en sous-main par Fouché et Talleyrand, se met alors en place contre lui. Il s'agit de le présenter comme le principal responsable de la politique belliciste de l'Empereur et comme un obstacle à la paix. Finalement, en novembre 1813, le but recherché est atteint : Napoléon sacrifie le Maret ministre. Mais il conserve auprès de lui le Secrétaire d'État et le conseiller intime.

En 1814, Maret reste à Fontainebleau auprès de l'Empereur jusqu'à son départ pour l’île d'Elbe.

Ses armoiries sont : tiercé en pal : d'or, de gueules et d'argent ; coupé de gueules à la main ailée d'or ; écrivant avec une épée d'argent ; au franc quartier des comtes ministres : d'azur à la tête de lion arrachée d'argent ; au chef des ducs de l'Empire : de gueules semé d'étoiles d'argent, brochant. Sur le tout d'argent à la colonne de granit, sommée d'une colonne civique de chêne au naturel, et accostée de deux lions la queue fourchée, affrontés et contre rampants de gueules.

Durant les Cent-Jours, il retrouve son poste de secrétaire d’État. Après Waterloo il s'exile en Autriche où il reste jusqu'en 1820.

Le 19 novembre 1831, il fut créé pair de France dans la fournée de trente-six pairs viagers destinée à permettre l'adoption à la Chambre haute du projet de loi abolissant l'hérédité de la pairie. Il fut brièvement Président du Conseil en 1834.

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord disait de lui : «Il n' y a qu'une personne plus bête que M. Maret, c'est le duc de Bassano. »

Il est élu en 1803 à l'Académie française où il occupe le dixième fauteuil en succédant à Jean-François de Saint-Lambert. En 1816, il est exclu de l'Académie où Joseph-Henri-Joachim Lainé le remplace. En 1829, après son retour en grâce, quand deux académiciens autrefois exclus (Antoine-Vincent Arnault et Charles-Guillaume Étienne) sont réélus membres de l'Académie, François Andrieux propose à Maret de se représenter. Il refuse. Il est cependant élu membre de l'Académie des sciences morales et politiques en 1832. Tombeau du duc et de la duchesse de Bassano, Paris

Il meurt à son domicile 60, rue Saint Lazare (9e arrondissement) ; ses obsèques religieuses sont célébrés en l'église Notre-Dame de Lorette.

Marie Madeleine Lejéas, épouse Maret, duchesse de Bassano et Hugues Bernard Maret, duc de Bassano, sont inhumés au cimetière du Père-Lachaise à Paris (division 31).

Vie familiale

Hugues-Bernard épousa, le 21 mai 1801 à Dijon, Marie Madeleine (26 mars 1780 ✝ 21 mars 1827), fille de Martin Lejéas-Carpentier (maire de Dijon), dame du palais des impératrices Joséphine (1804-1810) et Marie-Louise (1810-1814), dont :

   Napoléon Maret de Bassano (1803-1898) ;
   Eugène, dit le comte (ou le marquis) de Bassano1 (1806-1867) ;
   Marie Louise (1810-1845) ;
   Hortense Eugénie Claire (1812-1882).

https://fr.wikipedia.org/wiki/Hugues-Bernard_Maret

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Hugues Bernard Maret, I. duc de Bassano's Timeline

1763
July 22, 1763
Dijon, Côte-d'Or, Burgandy, France
1803
July 3, 1803
Paris, Paris, Île-de-France, France
1839
May 13, 1839
Age 75
Paris, Paris, Île-de-France, France